Les prêtres réfractaires

Les réfractaires du Curon

Le témoignage de l'Abbé Simon

 

La reconnaissance d'Eternoz

 

Le Moulin Gaillard : Un passé industrieux

Histoire des réfractaires "du Curon"

 

1. Contexte historique

Le 21 Août 1789 - Déclaration des droits de l'homme : Le peuple veut vivre.. et affirmer sa souveraineté.

A partir de 1790, on s'attaque au clergé :

- Le 13 février 90 :

  • Interdiction de prononcer des voeux.
  • Les ordres religieux sont eux aussi interdits.

- Le 12 Juillet 90, c'est la constitution civile du clergé.

  • Le roi n'a plus de pouvoir.
  • Le peuple est souverain.
  • Les Évêques et les curés seront élus par le peuple et prêteront serment. (7 Évêques prêtent serment...et une faible majorité de "curés" sont devenus jureurs).

Mais les autres curés refusèrent de prêter serment..

 

2. Les prêtres réfractaires du Curon

L' histoire du Curon ne commence que vers 1791.

  1. Il a fallu six mois pour que la constitution civile du clergé parvienne à la base.
  2. C'est en Janvier 1791 que les curés locaux sont invités à prêter serment de fidélité à la Nation, à la Loi.. et au Roi !
  3. Pratiquement tous les curés du coin refusent de prêter serment ou y ajoutent certaines conditions.
  4. Ils sont chassés de leur poste, mais pas empêchés de célébrer. Ce qu'ils firent avec empressement.
  5. L'abbé Simon, chassé de Malans, réfugié dans sa famille à Coulans, célèbre en septembre 1791 la messe à l'église. Ce qui provoque la fureur du curé assermenté d'Eternoz.
  6. L'abbé Simon célèbre alors la messe dans la grange paternelle. Il fait venir Menestrier et Muselier, les vicaires des curés d'Eternoz et de Fertans.
  7. Sur plaintes d'un notable de Coulans, le 9 Avril au district de Quingey, celui-ci envoie le Dimanche suivant pendant la nuit 40 gendarmes armés jusqu'aux dents pour cerner la maison. Mais L'abbé Simon, appelé auprès d'un mourrant à Doulaize, est absent.
    Sur dénonciation du fils du malade administré, l'abbé Simon est pris comme un fruit mûr par la troupe, lors du passage à Doulaize.
  8. Jugé avec Menestrier à Quingey, ils sont placés en résidence surveillée à Besançon. Quelques temps après, une de ses lettres est interceptée où il est question d'un mariage qu'il vient de célébrer. On le recherche...mais l'oiseau s'est envolé.
  9. Où se cache-t-il ? Dans une autre lettre interceptée, il parle de la Suisse, comme d'un pays où il aimerait vivre éternellement. Cette Suisse, ne serait-ce pas sa maison de Coulans?
  10. En effet des actes de baptêmes et de mariages sont signés par lui sur les registres de Malans en 1793, 94, 95.
  11. On pense qu'il est resté caché dans le coin avec ses amis. Protégés par la population catholique des villages..

Aucun des Prêtres, malgré les recherches prescrites, ne tombèrent entre les mains des policiers et des gendarmes..